La technologie RNT

La radio numérique désigne communément la radiodiffusion numérique,

c’est-à-dire la diffusion de programmes de radio par voie numérique.

Principe

Contrairement à la radio analogique telle qu’on la rencontre avec
la diffusion en AM ou FM où le signal électrique traduisant le son module
directement l’onde porteuse, la radiodiffusion numérique convertit d’abord
le son en données binaires (généralement compressées pour en réduire le débit)
et les transmet par des procédés spécifiques aux technologies utilisées
(satellite, Internet, terrestre VHF, terrestre UHF, câble, etc.).

Avantages

L’avantage de la radio numérique par rapport à la radio analogique repose
sur la possibilité, pour l’auditeur, de mettre en pause une émission puis de la reprendre
(time shifting) et de recevoir des informations complémentaires (affichage du nom de la station
et des artistes, des pochettes d’albums, des titres de l’actualité, etc.). Les appareils de réception de radio numérique sont équipés d’un écran qui permet d’afficher
des images et/ou du texte diffusé par la radio. Ils permettent par exemple d’indiquer le nom de
l’émission, des images, photos, le titre d’une musique etc.
Son arrivée devrait aussi soulager des bandes FM de plus en plus saturées.

Inconvénients

Cependant, au niveau de l’entité qui a un message à diffuser,
le coût et l’environnement technique changent.
« Avec le passage au numérique, les radios devront nécessairement passer
par un nouveau prestataire technique appelé « multiplexeur », chargé de coordonner
la diffusion de neuf programmes sur une même fréquence.
Le multiplexage signe donc la fin de l’autodiffusion, et inaugure une double obligation
: celle de transiter par un prestataire, et celle de s’allier avec huit autres radios
pour être diffusées. Les tarifs des multiplexeurs seront fonction de la qualité d’écoute
et de la nature des « données associées » – il existe donc un risque certain que
ces prestataires privés jouent un rôle dans l’attribution des places des radios
(ce qui était en FM du ressort du seul CSA).»
(extrait du site : http://radiosenlutte.free.fr/)
Il est dommage que la France ait choisi un format propriétaire
et non ouvert comme les autres pays d’Europe (cf. ci-dessous).

Déploiement

Déjà lancée aux États-Unis, en Asie et dans des pays européens comme l’Allemagne
ou le Royaume-Uni, la radio numérique devrait connaître un développement comparable
à celui de la TNT pour la télévision.
En France, le projet de décret du gouvernement a choisi la norme de diffusion T-DMB
(Terrestrial Digital Multimedia Broadcasting),
dérivée de la technologie DAB (Digital Audio Broadcasting)
ainsi que le DRM (Digital Radio Mondiale) et soutenue par la majorité des opérateurs
(Radio France, Lagardère Active, NRJ, RTL, Littoral AM, etc.).
Le T-DMB permet de diffuser de la vidéo associée à l’audio.
Le DAB+, nouvelle version du DAB, est une norme retenue dans de nombreux pays européens
et sera peut-être ajoutée au T-DMB et au DRM pour faire de la radio numérique française
une radio multi-standard, pluraliste et diverse. Une expérimentation est en cours à Paris en 2007,
et la radio numérique devrait commencer à émettre en 2009.

Normes

Il existe plusieurs procédés de diffusion de radio numérique.
Certains sont le fruit de travail de collaboration entre fabricants,
centres de recherches et diffuseurs et sont ouverts, ceux-ci sont généralement
standardisés par des organismes de standardisation comme l’union internationale des
télécommunications (UIT) ou l’ETSI. D’autres sont développés par des entreprises et
sont donc propriétaires. On distingue également des différences entre pays et continents.
Quelques standards ouverts :
* DAB (Digital Audio Broadcasting).
Standard européen pour la radiodiffusion dans les ondes ultra-courtes (VHF, UHF)
et micro-ondes (SHF). Elle a donné naissance à des variantes, comme le T-DMB
(Terrestrial Digital Multimedia Broadcasting).
* DRM (Digital Radio Mondiale).
Standard mondial pour la diffusion numérique
en ondes courtes, moyennes et longues (<30MHz).
* DVB (Digital Video Broadcasting). Standard à la base pour
la télévision mais qui inclut la diffusion radio.
Il se décline en une version destinée à la diffusion par satellite
: DVB-S, c’est le plus courant actuellement, à la diffusion terrestre : DVB-T,
à la diffusion terrestre vers les mobiles : DVB-H et à la diffusion par câble : DVB-C.
* SDR : standard pour la radio diffusion par satellite,
normalisé pour l’Europe par l’ETSI depuis novembre 2006
Quelques standards propriétaires ou partiellement ouverts :
* IBOC, système américain rencontré aussi sous le terme de HD Radio.
Systèmes propriétaires de diffusion par satellite:
* XM Satellite Radio, diffusé par satellite et réseau terrestre en Amérique du Nord.
* Sirius Satellite Radio, également.
* Worldspace, diffusé par satellite sur chaque continent.
Quelques systèmes abandonnés ou en voie de disparition:
* ADR, Astra Digital Radio, système de diffusion par satellite.
* DSR, Digital Super Radio, système de diffusion par câble et
satellite. Le son n’est pas compressé et donc la bande passante occupée
sur le canal de transmission est grande.

Équipement

La radio numérique peut être captée en voiture,
sur un terminal de poche ou à la maison avec un récepteur
radio compatible. Reste que l’auditeur doit acquérir un poste
compatible avec la norme de diffusion adoptée par les stations de son pays.
Pour harmoniser l’offre dans ce domaine, des organismes s’efforcent
d’encourager les industriels à développer des récepteurs en commun.
Par exemple, le consortium WorldDAB, qui regroupe les intérêts du DAB,
a passé en 2003 un accord avec le consortium DRM pour le développement
dans le futur de récepteurs DAB/DRM.
Un autre espoir de convergence réside dans l’évolution de la radio logicielle
(software radio). L’Association pour la Radio Numérique DR milite pour la radio
numérique multistandard, dont les premiers récepteurs (compatibles DRM/DAB/AM/FM/MP3)
sont actuellement en test.
source : wikipedia.fr

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